Nicolas
Sarkozy a convoqué ses troupes. Tous, au garde à vous, se sont donc rendus dans
les locaux de l’Elysée le 2 mars dernier pour entendre la bonne parole en
pleine campagne régionale. Une nouvelle fois, Nicolas Sarkozy qui avait promis
de ne pas s’investir dans la campagne des régionales n’a pu tenir sa parole. Le
respect de la constitution et l’éthique républicaine auraient dû conduire un
Président de la République à adopter une attitude différente. Difficile pour le
nôtre de prendre de la hauteur...
Et
voilà que la liste de V Pécresse en pleine détresse francilienne est sommée de
réinvestir le débat en remettant sur le devant le projet sur le
« Grand Paris ». Quel quidam vraiment s’en préoccupe ? Il
est vrai qu’en matière d’emploi et de logements qui sont les soucis actuels des
Français, le bilan de l’UMP est plutôt affligeant.
Qu’est-ce
que le Grand Paris ? Un projet d’hyper extension de la Défense au
détriment des besoins des entreprises, des salariés, des habitants, avec un
métro « Grand 8 » sous terrain anxiogène reliant des pôles dits
d’excellence, des lieux d’emploi (pas n’importe lesquels) entre eux, alors que
les franciliens veulent des transports rapides qui rapprochent leur domicile de
leur travail. Une autre vision est celle de JP Huchon qui souhaite un
développement harmonieux de la Région en équilibrant Ouest et Est. Sur cette
base, un « Arc Express » aura pour objet de contourner Paris et de
faciliter les transports des Franciliens, de tous les Franciliens.
Contrairement
aux déclarations de la tête de liste UMP du 92, le projet du Grand Paris a été
élaboré en l’absence d’une réelle concertation avec les élus d’Ile-de-France.
Nous
voulons un texte :
- qui réponde aux vraies urgences des Franciliens en
matière de transports, logement, emploi et environnement, avec l’ambition de
construire la métropole de l’après Kyoto ;
- qui
permette aux élus locaux de mener à bien, sur leurs territoires, les projets attendus
par les populations sans le risque d’expropriation et de spéculation
immobilière ;
- qui
définisse clairement les
contributions financières des différents acteurs afin que ce ne soit pas le
contribuable francilien qui fasse les frais d’une fuite en avant du
gouvernement.
Le
projet d’extension de la Défense ne peut être décidé dans les locaux de
l’Elysée. L’échec du fils de Nicolas Sarkozy à prendre la présidence de l’EPAD
(Etablissement Public pour l’Aménagement de la Défense) est-il prémonitoire ?