Réduction massive et successive d’année en année des postes
d’enseignants notamment ceux des RASED (réseau d’aide spécialisé aux enfants en
difficulté), réforme du recrutement des enseignants (plus de diplômes mais
moins de stage de formation), réduction du nombre d’heures d’enseignement sur
la semaine mais augmentation du « temps de travail » quotidien de
l’élève en difficulté (aide personnalisée), modifications des programmes (moins
d’heures mais plus de disciplines) l’école s’enlise dans des réformes
successives : toujours plus de demandes et moins de moyens.
Le samedi 9 janvier s’est tenu à Nanterre un débat sur
l’éducation à l’initiative de l’association Zy’va.
Même si Gaby Cohn Bendit a vilipendé le monde enseignant
avec le talent provocateur qu’on connaît à la famille, les participants
(Vincent Peillon (PS) Malek Boutih, Marielle de Sarnez (Modem)) ont émis des
propositions constructives de réformes, tout en présentant un bilan critique de
l’action passée. Vincent Peillon avoue : «avec Allègre, le PS a perdu
l’électorat enseignant sans réformer l’école. L’’argent qu’on met dans les
grandes écoles ou les classes prépas est aujourd’hui supérieur à celui qui va
aux universités. Il faut fondre tout ça. Rompre avec la primauté des maths,
nous sommes le seul pays à sélectionner sur un seul critère, et mettre le
paquet sur les fondamentaux dans le primaire avec de nouveaux investissements.
Tout ça ne se fera pas sans une profonde réforme de la solidarité des
territoires. Un vaste chantier, une priorité
». Malek Boutih pour sa part souligne l’importance de l’école
républicaine : « Moi j’aime l’école, c’est par ça qu’on réussit,
grâce à des enseignants. Mais aujourd’hui, les citoyens ont une approche
consumériste, utilitariste de leur école. Il n’y a pas que des pauvres petits
parents tout seuls. Mais
pour moi, la priorité, c’est qu’il y a de graves inégalités géographiques.
C’est une politique inégalitaire qu’il faut mettre en place pour retrouver
l’égalité ».
Ce débat montre que des citoyens, des associations, et des
hommes et femmes politiques de différents partis peuvent se rassembler pour
construire ensemble l’école de demain.
Rappelons-nous la phrase de Nicolas Sarkozy et opposons lui
une déclaration de Jean-Paul II citée sur le site de l’association Zy-va.
“Dans
la transmission des valeurs et dans l’apprentissage de la différence entre le
bien et le mal, l’instituteur ne pourra jamais remplacer le pasteur ou
le curé.”N. Sarkozy
"L'éducation
est plus qu'un métier, c'est une mission, qui consiste à aider chaque personne
à reconnaître ce qu'elle a d'irremplaçable et d'unique, afin qu'elle grandisse
et s'épanouisse." Jean-Paul II
